Une parodie de démocratie

Une parodie de démocratie

par | 11 novembre 2020 | Communiqués

Alors que démarre une session, depuis huit mois, le virus interdit de vrais débats, pourtant déjà bien irréels, au sein de l’hémicycle Bruxellois.

Le virus a conduit au confinement, à la réduction des libertés et des existences, a dangereusement ralenti l’économie, mis en péril des centaines de milliers d’emplois, mis l’hôpital sous pression et fauché des vies. Il a aussi oberé gravement la vie démocratique au sein de l’Union européenne.

Non seulement, le Parlement européen ne se réunit plus, les députés ayant été dissuadés de se rendre à Bruxelles mais la quasi-totalité des débats sont annulés, alors même que les questions et sujets mis à l’ordre du jour semblent totalement déconnectés de la réalité.

Outre la présence désormais interdite des députés, il est impossible de voter autrement qu’à distance, même si l’on est à Bruxelles, et les débats réduits à la portion congrue. 

Que cherche David Sassoli le Président du Parlement européen ? Nous contenir pour nous museler. Nous « protéger » pour mieux nous contrôler ? L’argument sanitaire sert de prétexte à toutes les décisions cachées, et l’opposition, déjà bien peu considérée, s’en trouve encore affaiblie.

Le Parlement ne peut être une simple chambre d’enregistrement, un parlement fantoche au service d’une idéologie centralisatrice, fédéraliste et bureaucratique.

Les responsables européens se couvrent, ils ont peur d’être redevables de leurs manquements et de leur mauvaise gestion. Ils ne veulent pas restreindre la liberté de circulation au sein de l’espace Schengen tout en nous privant de la liberté d’exercer notre mandat et régissent ainsi notre mission au service de nos peuples.

A ceci s’ajoute, l’irréalité des débats et des travaux alors que plusieurs pays européens, la France mais aussi l’Autriche ont été touchés par de terribles attentats. Pas de débat, cette semaine, lors de la session plénière sur le chantage permanent et le comportement inacceptable d’Erdogan pas plus que sur la suspension des accords de Schengen directement responsables de l’arrivée de centaines de milliers de migrants parmi lesquels le terroriste de Nice passé par Lampedusa, qui a assassiné trois personnes innocentes dans une basilique.

A mesure que le projet fédéraliste européen est contesté, il cherche à étendre son emprise. Depuis le Brexit, la peur a changé de camp : elle est dans celui des fédéralistes, qui voient un monde qu’ils avaient construit pour leurs intérêts s’écrouler. La Grande Bretagne, la Pologne, la Hongrie, et demain la France et l’Italie, tous les peuples de ces pays ont ou vont faire comprendre, par les urnes, qu’ils ne veulent plus de cette bureaucratie, simulacre de démocratie.

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