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Quand Emmanuel Macron découvre les ravages de l’écologie punitive de l’UE

Quand Emmanuel Macron découvre les ravages de l’écologie punitive de l’UE

Mathilde ANDROUËT

Député français au Parlement européen

Membre de la commission environnement santé publique et sécurité alimentaire

« J’appelle à la pause réglementaire européenne » a déclaré Emmanuel Macron jeudi dernier son discours de présentation de sa stratégie pour accélérer la réindustrialisation de la France. Ceci a eu l’effet d’une bombe autant dans le milieu de l’écologie hystérique de gauche que dans celui de ses élus européens pris désormais au dépourvu, tant Renew* a systématiquement voté en faveur des projets d’écologie punitive depuis quatre ans. L’eurodéputé Renew, Pascal Canfin, président de la commission de l’environnement au Parlement européen mais rallié d’Europe Écologie Les Verts pour la ‘macronie’, regrette ainsi « une phrase malheureuse qui ne traduit pas ce que la France fait. »

Le président français vient ainsi de répondre à la dérive nettement impulsée en Europe par une Allemagne farouchement opposée aux fondements nucléaires de la production énergétique française.

Une manœuvre pour rattraper la désolidarisation rationnelle allemande à l’égard de la loufoque décision de l’arrêt des moteurs thermiques en 2035 ou bien la peur d’une nouvelle crise sociale à la manière des Gilets jaunes tant les prix de l’énergie et des matières premières sont devenus insoutenables et les perspectives économiques sombres ?

Le Groupe Identité et Démocratie alerte depuis toujours sur les conséquences industrielles, économiques et sociales de cette politique menée à Bruxelles par Messieurs Canfin et Séjourné. La chasse acharnée au tout gaz carbonique, la volonté aveugle de la fin des énergies fossiles et des moteurs thermiques, la profusion des normes et contraintes pour les logements, la future taxe sur les carburants, sont autant de marqueurs d’une gestion punitive de la question environnementale qui mérite pourtant mieux que cela.

Le nouveau « Net Zero Industry Act » de la Commission européenne veut aller encore plus loin refusant de prendre en compte le nucléaire français. Ce refus de contribuer à la construction de nouvelles centrales estimée à 60 milliards d’euros parce que l’Allemagne y est opposée, est autant le signe d’une volonté d’enchaîner l’Europe à une dépendance au gaz de schiste américain, à des chimères éoliennes, en bref à de l’instabilité énergétique qu’à la volonté de freiner le modèle français, par ailleurs bien moins polluant.

Il est nécessaire de freiner la Commission européenne et les lubies de ses soutiens qui nourrissent la défiance des classes moyennes et populaires à l’égard des politiques environnementales qui méritent d’être traitées intelligemment et sans extrémisme.

Seul le Rassemblement National défend farouchement les Français en misant sur la relocalisation de nos industries, la protection de nos forces nationales que sont notamment la production d’énergie nucléaire et hydroélectrique et une véritable indépendance énergétique. Enfin, la technique et la recherche scientifique ne sont pas des tabous dans une politique écologique de plateaux TV qui ne s’articule qu’autour de la décroissance et finalement de l’appauvrissement généralisé quand nous prônons, nous, l’équilibre et l’harmonie entre une civilisation humaine développée et la protection d’une richesse naturelle.

*Groupe politique d’Emmanuel Macron au Parlement européen