Escalade des tensions et le rôle de la Turquie dans la Méditerranée orientale: l’impuissance de l’Union européenne

Escalade des tensions et le rôle de la Turquie dans la Méditerranée orientale: l’impuissance de l’Union européenne

par | 16 septembre 2020 | Communiqués

Communiqué de Jérôme Rivière, Député Européen, Président de la Délégation française Rassemblement National du Groupe Identité et Démocratie

Thierry Mariani, Député européen, Vice-Président de la délégation française Rassemblement National du Groupe Identité et Démocratie

La résolution commune sur la préparation du Conseil européen extraordinaire portant sur l’escalade des tensions et le rôle de la Turquie dans la Méditerranée orientale: une condamnation à demi-mots que les députés du Rassemblement National ne voteront pas !

Le mercredi 16 septembre, lors de la Session plénière, a été présentée aux votes des députés une résolution condamnant la Turquie après ses provocations répétées face à la Grèce, Chypre, la France et l’Union européenne.

Il convient de rappeler ici quelques-unes de ces provocations :

Depuis le 10 août 2020, la navire turc, l’Oruc Reis, mène des activités de recherche sismique en méditerranée orientale. Ces recherches violent régulièrement les espaces maritimes de la Grèce et de Chypre.

En mars 2020, alors que l’Union européenne réagissait aux actions militaires de la Turquie en Syrie occupée, elle décida de ne plus appliquer ses obligations vis à vis des migrants et menaça de submerger l’Europe de migrants : « Depuis que nous avons ouvert nos frontières, le nombre de ceux qui se sont dirigés vers l’Europe a atteint les centaines de milliers. Bientôt, ce nombre s’exprimera en millions »

Le 10 juin, un navire de guerre turc et la frégate française Courbet ont frôlé le conflit. Sous commandement de l’OTAN dans les eaux territoriales de la Libye, le Courbet a voulu interroger le navire turc Cirkin soupçonné de livrer des armes à la Libye. C’est alors que la frégate Gokova escortant le Cirkin a illuminé à trois reprises le Courbet avec son radar de conduite de tir.

L’ancienne basilique orthodoxe Sainte-Sophie à Istanbul, transformée en mosquée, puis en musée, est redevenue une mosquée le 10 juillet dernier.

La présence de réseaux turcs, affiliés aux mouvements islamistes partout en Europe et dans les Balkans, est une forme de diplomatie provocatrice.

Face à ces agissements, l’Union européenne, fidèle à son statut revendiqué de « puissance douce », ne propose qu’une résolution d’impuissance molle. Sous couvert de quelques condamnations moralisantes, les provocations incessantes de la Turquie ne sont pas condamnées.

Pas une seule fois, la résolution n’affirme la solidarité de l’UE avec la France, agressée militairement. Pas une seule fois, l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne n’est remise en cause. Pire, le statut de « pays candidat » est confirmé à plusieurs reprises dans le texte de la résolution !

Sous couvert de condamner la Turquie, l’Union européenne continuer à la décrire comme un candidat à l’adhésion, à l’appeler au dialogue sans faire preuve de fermeté, et n’est pas du tout au niveau du soutien que les États membres sont en droit d’attendre devant l’agressivité turque.

Pour ces raisons, les députés européens du Rassemblement National votent contre ce texte indigne, et ont proposé une résolution alternative demandant expressément de mettre un terme à toutes négociations avec ce nouvel ennemi de l’Europe qu’est devenu la Turquie.

Jérôme Rivière et Thierry Mariani demandent une nouvelle fois que soit définitivement stoppé le processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.

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