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Délestages : l’incroyable impréparation de l’État vis-à-vis des patients sous respirateurs.

Délestages : l’incroyable impréparation de l’État vis-à-vis des patients sous respirateurs.

par | 9 décembre 2022 | Communiqués

Communiqué de Mme Annika Bruna

Député Français au Parlement européen.

 

Lundi dernier, le porte-parole d’Enedis a déclaré que « les personnes qui sont à haut risque vital ne font pas partie des clients prioritaires définis par les préfectures et sont éventuellement délestables ».

Ces propos, qualifiés de « maladroits » par le Premier Ministre Élisabeth Borne, sont révélateurs de l’état d’impréparation du gouvernement face au risque de coupures d’électricité cet hiver.

Il était déjà inadmissible que les gouvernements successifs PS et Renaissance aient abandonné de fait notre filière nucléaire pour satisfaire les chimères « renouvelables » des écologistes.

En raison de leur incompétence, il nous faut désormais agir rapidement pour éviter de mettre en danger la vie des 4000 patients qui sont sous assistance respiratoire continuelle. En effet, il n’est pas possible de cibler les coupures compteur par compteur et celles-ci se feront donc dans des zones géographiques englobant environ 2000 clients.

J’invite donc le gouvernement, via les ARS, à vérifier urgemment que les patients les plus fragiles disposent bien de batteries intégrées à leur appareil respiratoire, suffisamment puissantes pour couvrir des coupures d’un peu plus de deux heures, au cas où les délestages seraient plus graves que prévus. Il faut également vérifier que les patients ou leur entourage soient bien en mesure de les charger.

De même, les ARS et ENEDIS doivent s’assurer du parfait recensement des patients les plus fragiles, non seulement pour les informer 48 heures avant les potentielles coupures mais aussi pour les contacter dès maintenant afin de leur fournir tous les renseignements nécessaires.

Enfin, les ARS doivent pouvoir organiser l’hospitalisation temporaire des patients qui ne bénéficieraient pas des conditions de sécurité suffisantes ou les déplacer vers une zone non délestée.

En d’autres termes, ceux qui nous ont mis dans cette situation doivent désormais proposer une solution individualisée aux personnes les plus menacées par ces potentiels délestages.