Arrêt de la CJUE : nouvelle offensive de Bruxelles contre la Hongrie

Arrêt de la CJUE : nouvelle offensive de Bruxelles contre la Hongrie

par | 4 juin 2021 | Communiqués

Jeudi 3 juin, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu un arrêt rejetant le recours introduit par la Hongrie. Cette dernière contestait la légitimité de la procédure lancée à son encontre par le Parlement européen, affirmant en 2018 que la politique du gouvernement hongrois menaçait l’état de droit. Le vote du Parlement nécessitait de réunir les deux tiers des voix : la CJUE a arbitrairement décidé de ne pas compter les nombreux députés s’étant abstenus, validant ainsi le déclenchement de la procédure !

Cela fait bientôt trois ans que Bruxelles s’acharne contre la Hongrie au nom de prétendues atteintes à l’état de droit. Elle n’a cependant jamais pu les démontrer de manière crédible, et pour cause : les allégations sont soit infondées, soit réfutées par Budapest qui a toujours fait preuve de bonne volonté dans cette affaire, au point que la procédure est actuellement bloquée faute d’éléments probants. La majorité du Parlement européen et la Commission se sont donc alliés pour instaurer un « mécanisme de conditionnalité ». Le versement des fonds européens pourra désormais être bloqué en cas de non-respect de l’état de droit.

La manœuvre est grossière : ne pouvant arriver à ses fins juridiquement, Bruxelles veut à présent frapper les récalcitrants au portefeuille pour les faire plier. Car les attaques trouvent leur origine dans le refus par la Hongrie – et la Pologne – d’accepter la répartition obligatoire des migrants. C’est ce manque de docilité que l’UE veut punir, alors qu’elle exige une nouvelle fois cette répartition camouflée dans le cadre du « pacte sur la migration et l’asile ».

L’arrêt de la CJUE, plein de parti-pris, s’inscrit pleinement dans cette logique. Une nouvelle fois, le sectarisme de la Commission favorise le coup d’État des juges contre la volonté des peuples. Est-il nécessaire de rappeler que le Premier ministre hongrois Viktor Orbán et la politique qu’il mène bénéficient d’un très large soutien dans les urnes depuis 2010 ? Une légitimité populaire dont ne peuvent se prévaloir ni les juges européens, ni la Commission de Bruxelles…

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