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Animaux sauvages dans les cirques : la loi de 2021 déjà périmée !

Animaux sauvages dans les cirques : la loi de 2021 déjà périmée !

par | 7 février 2022 | Communiqués

La loi du 30 novembre 2021 contre la maltraitance animale prévoit d’interdire la détention d’animaux sauvages dans les cirques itinérants d’ici 2028, tandis que leur acquisition et leur reproduction seront interdites d’ici 2023.

En attendant, 850 animaux sont encore détenus et transportés par ces cirques itinérants, dans des conditions strictement inchangées !

En témoigne la plainte déposée par l’association One Voice contre un cirque qui, pour s’établir dans une zone industrielle à Freneuse, avait accepté la condition posée par la mairie de ne pas y installer des animaux sauvages. Après plus d’un mois, les riverains ont entendu des rugissements de lions provenant de remorques fermées.

Ces lions ont été probablement enfermés un mois dans un camion, dans le noir et en violation des engagements du cirque vis-à-vis de la mairie !

Cet exemple scandaleux nous alerte, une nouvelle fois, sur les conditions de détention des animaux sauvages dans les cirques itinérants. La loi de 2021 contre la maltraitance animale ne règlera la situation que dans un futur lointain. Mais pour les animaux captifs, c’est maintenant qu’il faut agir !

Aussi, j’invite Madame Pompili, ministre de l’écologie, à intervenir :

– Des mesures de protection immédiates, à savoir la confiscation et le placement de ces animaux, doivent être prises en faveur des lions séquestrés à Freneuse ;

– La commission nationale consultative pour la faune sauvage captive doit rapidement proposer des mesures concrètes pour améliorer les conditions de vie des animaux sauvages encore détenus par des cirques itinérants ;

– Des solutions d’accueil doivent être développées rapidement. En effet, la loi de 2021 prévoit que les animaux seront laissés dans les cirques après 2028, à défaut de solution d’accueil. C’est inacceptable !

Dès maintenant, les pouvoirs publics doivent aménager des refuges ou des sanctuaires pour accueillir l’ensemble des animaux concernés. À défaut, la loi, totalement vidée de son contenu, n’aura été qu’un instrument de communication au profit de la majorité LREM.